Petit Lexique des pathologies de l’œil.

Conjonctivite

Votre œil est rouge, larmoyant, il vous démange… Vous avez très probablement une conjonctivite. Bien que bénigne, cette inflammation de l’œil ne doit cependant pas être négligée.

Kératocône

Le kératocône (du grec keratos = cornée) correspond à une déformation conique de la cornée.

Votre acuité visuelle s’en trouve dégradée. Des lentilles de contact spéciales corrigent ce défaut s’il n’est pas trop prononcé. Dans le cas contraire, une greffe de cornée peut être envisagée.

Chalazion

Souvent confondu avec l’orgelet, le chalazion est une boule rouge gênante et parfois douloureuse qui se développe dans l’épaisseur de la paupière.

Orgelet

L’orgelet est une infection oculaire contagieuse bénigne mais particulièrement gênante et parfois douloureuse…

Cataracte

La cataracte atteint plus d’une personne sur cinq à partir de 65 ans, plus d’une sur trois à partir de 75 ans. Baisse de la vue, brouillard, éblouissement à la lumière vive… cette affection est due au développement d’opacités sur le cristallin.

DMLA

En France, près de 1,3 million de personnes sont atteintes de dégénérescence maculaire liée à l’âge. Cette affection oculaire ruine la vision centrale. Elle empêche ainsi de lire, de conduire ou de regarder la télévision. C’est la première cause de cécité chez les personnes âgées de plus de 50 ans.

Glaucome

Deuxième cause de cécité en France, le glaucome touche plus d’un million de Français, et survient dès l’âge de 40 ans. C’est une maladie chronique qui détruit peu à peu les fibres du nerf optique. Elle n’affecte pas les deux yeux de manière symétrique et l’œil le moins atteint, secondant l’autre, retarde le diagnostic. Cette pathologie difficile à repérer est dite « sournoise ». Elle entre sans frapper et seul l’ophtalmologiste est capable de la dépister en examinant le nerf optique et en mesurant le champ visuel. 400 000 Français seraient victimes de glaucome sans le savoir. Dépisté et traité à temps, l’évolution de la maladie peut être arrêtée.

Dans le glaucome aigu, les choses sont différentes : la montée de la pression oculaire est très rapide, en quelques heures, et le patient ressent des douleurs de l’œil, une rougeur oculaire, voire même des nausées et des vomissements. La vision est rapidement brouillée, et le patient peut percevoir des halos colorés autour des lumières vives. Le glaucome aigu est une urgence qui nécessite de consulter en urgence, car la vue peut être irrémédiablement compromise.

Infection de l’œil

Les infections de l’œil sont courantes. Si certaines sont bénignes comme les conjonctivites, d’autres peuvent cependant entraîner des séquelles. Mais les ophtalmologistes disposent aujourd’hui de nombreux médicaments pour venir à bout de ces maladies.

Diabète

Parmi les complications dues au diabète, l’atteinte des yeux fait partie des plus connues. Mais face à la rétinopathie diabétique, une surveillance particulière et des traitements adaptés permettent d’éviter la cécité.

Kératites, ulcères, abcès de cornée

La cornée, cette fine membrane transparente qui recouvre la pupille et l’iris, est fragile. Ses blessures, qu’elles soient superficielles (kératites) ou plus profondes (ulcères), font courir un risque infectieux (abcès cornéens) et/ou de mauvaise cicatrisation, engageant le pronostic visuel.

Zona ophtalmique

Chaque année en France, on recense entre 20 000 et 40 000 nouveaux cas de zona ophtalmique – soit 20% des zonas – survenant à la faveur d’une baisse des défenses immunitaires et plus particulièrement chez les plus de 60 ans.

De la même famille de l’herpès, le zona est une réactivation du virus de la varicelle (le VZV pour Varicella Zoster Virus) qui se fixe dans les ganglions nerveux de l’organisme, au niveau du rachis, du thorax ou des ganglions crâniens. Puis un jour, il migre et va coloniser le territoire cutané. Il va ensuite se manifester soit au niveau du thorax (zona intercostal), soit au niveau d’un côté du visage (zona ophtalmique). Affection assez rare mais potentiellement grave, le zona ophtalmique nécessite d’être pris en charge rapidement.

Décollement de rétine

Séparation entre la rétine et la paroi du globe oculaire. La rétine n’étant plus adhérente, elle perd sa capacité à percevoir la lumière, ce qui explique que le patient perçoit alors une amputation de son champ visuel, avant de ressentir une baisse de l’acuité visuelle. Le décollement de la rétine est une urgence chirurgicale, nécessitant une prise en charge immédiate en milieu spécialisé.

Tension oculaire

La « tension oculaire » est une expression couramment employée, mais impropre qui aboutit souvent à une confusion avec la tension artérielle alors que les deux ne sont absolument pas liées. Il s’agit en fait de la Pression intra-oculaire (PIO), c’est-à-dire de la pression d’un liquide à l’intérieur de l’œil, ce qui n’a rien à voir avec l’hypertension artérielle, la pression du sang à l’intérieur d’une artère.

Presbytie

La presbytie touche 20 millions de Français. Avec l’âge, le cristallin perd une partie de son élasticité et de sa capacité d’accommodation. L’œil ne parvenant plus à restituer une image nette, le presbyte éprouve alors des difficultés à voir de près.

C’est généralement en lisant que les premiers troubles sont constatés. La consultation chez l’ophtalmologiste débouche alors sur une paire de lunettes améliorant la vision de près, l’emploi de verres progressifs étant la solution la plus confortable.

Myopie

Ce trouble de la vue provient d’un œil trop long, c’est-à-dire que la distance entre la cornée et la rétine est trop importante. Le myope voit mal de loin, car l’image se forme en avant de la rétine. Mais il voit bien de près. Sa distance de vision nette est d’autant plus courte que sa myopie est forte.

Hypermétropie

L’œil de l’hypermétrope est trop court et forme l’image d’un objet vu à l’infini en arrière de la rétine. L’hypermétrope voit mieux de loin que de près. Sa vision nette se fait au prix d’une accommodation générant, à la longue, de la fatigue visuelle.

Astigmatisme

En cause ? La forme de la cornée qui se révèle plus ovale que ronde. L’image ne se forme alors pas « sur » la rétine, mais avant ou après, et s’en trouve déformée.

L’astigmatisme est souvent mis sur le compte de la fatigue. En effet, contrairement à une personne myope ou presbyte, un astigmate voit généralement plus ou moins bien, de près comme de loin. Seule la périphérie des images semble déformée en certaines occasions. Cette distorsion amène à confondre les lettres H et M, les chiffres 8 et 0…